L'EMPREINTE DE LA GRIFFE DU DIABLE

L'EMPREINTE DE LA GRIFFE DU DIABLE
Mon père, quand j'étais enfant, nous racontait souvent l'histoire du Diable qui serait apparu à deux femmes dans les environs de Saint-Lazare de Bellechasse, localité située à peu de distance de Sainte-Hénédine, ma localité natale.

Le récit :

«Deux femmes, un dimanche pendant la messe, étaient allées cueillir des fruits sauvages aux environs du village de Saint-Lazare. L'une d'entre elles portait un bébé dans ses bras.»
«Elles commencèrent à se chicaner au sujet du bébé, blasphémant et sacrant à qui mieux, tellement, que le Diable apparut sur le rocher où elles se tenaient.»

«Prises de peur, l'une d'entre elles pria le Diable de disparaître. Mais celui-ci, bien sûr, n'en fut pas dérangé pour autant. Il se contenta de rire.»

«La deuxième, s'agenouillant, fit alors un grand signe de croix. Le Diable, terrifié, disparut alors, mais après avoir laissé sur la pierre les traces de son passage.»

Mon père avait vu ces traces sur la pierre. D'après lui, on y aurait vu aussi, imprimées dans la roche, la queue du Diable ainsi que la figure du bébé, que la femme qui le tenait avait laissé tomber.
Inutile de dire que cette histoire nous fascinait. Peut-être aussi qu'elle était un peu plus embellie chaque fois qu'elle nous était racontée...

Première visite au «Rocher du Diable»

Un chaud dimanche après-midi du mois d'août 1970, notre père nous a amenés, ma mère, ma soeur et moi, voir enfin ces fameuses «Pistes du Diable», comme il les appelait.

Nous nous sommes d'abord rendus au village de Saint-Lazare, question de nous informer de l'endroit exact, si elles existaient encore, où les trouver. Après avoir consulté sans résultat quelques résidents de l'endroit qui ne connaissaient même pas cette histoire, nous nous sommes adressés à un vieillard qui réchauffait ses vieux os au soleil en se berçant sur sa galerie. Enfin! Cette sympathique personne connaissait bien la légende des «Pistes du Diable» et, ce qui était encore plus important, l'emplacement exact du fameux rocher.

Nous voici donc repartis.

Quand nous sommes arrivés sur les lieux, notre père a trouvé l'endroit bien changé. Pour la construction du rang, qui longeait le rocher, on avait fait disparaître la pierre à coups de dynamite. Les plus belles empreintes s'étaient donc définitivement envolées : la queue du Diable, ainsi que la figure du bébé.


Quoi qu'il en soit, il en restait suffisamment de visibles pour combler notre curiosité.

La plupart des traces présentaient une forme circulaire. Selon la légende, il s'agirait de traces que le Diable auraient faites dans le rocher en griffant celui-ci.


Je me souvenais aussi d'un autre genre de traces, un peu comme des traces qu'un animal auraient laissées dans la boue. Cependant, je n'en avais aucune photo.


32 ans après...

Les années se sont écoulées...

J'étais toujours fasciné par cette histoire. J'aurais bien aimé retourner sur les lieux, mais je ne connaissais plus personne qui aurait pu m'indiquer précisément l'endroit.

Dernièrement, je suis tombé sur une carte topographique récente de la région de Saint-Lazare. En parcourant cette carte, je remarque une indication : «Rocher du Diable». Se pourrait-il que ce soit le fameux rocher que je désire retrouver ?

Après en avoir relevé les coordonnées, j'ai pu accéder facilement, grâce à mon récepteur GPS, à l'endroit indiqué. C'est bien le rocher que je recherche.

L'endroit a beaucoup changé : il s'est écoulé 32 ans depuis la première fois où j'y suis allé. Jamais je n'aurais retrouvé l'endroit exact.


La route semble avoir été élargie, ou du moins, un fossé a été creusé. Il ne reste plus rien du rocher original, sauf la portion où l'on retrouve les empreintes et qui semble avoir été (heureusement) conservée à dessein.

Un chemin prend origine immédiatement à la droite du rocher, ce qui fait que l'on peut stationner un véhicule à proximité.

J'ai évidemment retrouvé plusieurs exemplaires des traces de «griffes», ainsi qu'une trace qui rappelle une trace d'animal. Si les marques de griffes sont assez nombreuses, en revanche, je n'ai retrouvé qu'une seule "piste d'animal" bien définie.


Traces de griffes
Piste d'animal (La plus belle)
Piste d'animal (plus ou moins bien définie)


J'ai l'intention de retourner sur les lieux cet été, afin de prendre d'autres photos et des mesures exactes du rocher et des empreintes.

Si quelqu'un peut me proposer une hypothèse naturelle pouvant expliquer ces empreintes, j'aimerais connaître votre avis sur le sujet. Lors de ma visite en mai, j'ai pris le temps d'aller vérifier quelques autres affleurements rocheux des environs immédiats pour voir si je n'y trouverais pas des traces semblables. Ma recherche a été infructueuse.

# Posté le samedi 23 mai 2009 02:56

Modifié le samedi 23 mai 2009 07:27

La Prison Française la mieux sécurisé ou il est impossible de s'échapper,deux détenus s'évadent

La Prison Française la mieux sécurisé ou il est impossible de s'échapper,deux détenus s'évadent
la cavale de deux détenus d'Yzeure s'achève six mois plus tard. L'un a trouvé la mort en Belgique, lors d'une prise d'otages. L'autre est arrêté à Lourdes.


Une évasion filmée en direct : c'est une première dans les annales judiciaires ! deux détenus du centre pénitentiaire d'Yzeure réussissent une étonnante cavale. Dans la cour de promenade de la Maison d'arrêt, ils scient un premier grillage, puis en escaladent un second, d'une hauteur de 4 mètres. À l'aide d'une corde de fortune, ils se hissent ensuite en haut du mur d'enceinte, haut de 8 mètres, avant de se laisser choir de l'autre côté. Le tout n'a pas duré plus de trois minutes. Surpris, les gardiens ne peuvent faire grand-chose. Seul un surveillant, en poste dans un mirador, a le temps de les ajuster. Il tire dans leur direction. Sans les atteindre.

En boucle sur TF1

Les images de la fuite de Philippe Delaire et Alain Lacote ont été immortalisées par un cinéaste amateur, qui filmait une réunion de famille à l'occasion du week-end pascal. Elles tourneront en boucle, le soir même, sur TF1. Les deux détenus, eux, se sont évanouis dans la nature. Leur cavale va durer des mois. Car les enquêteurs n'ont pas la tâche facile. Philippe Delaire, âgé de 28 ans, est un spécialiste de l'évasion. Quatre ans auparavant, incarcéré à la prison de Lille, il scie les barreaux de sa cellule. Repris deux ans plus tard, il s'échappe d'une prison belge en prenant deux gardiens en otage. La même année, il organise la fuite en hélicoptère d'un ami, détenu à Nice. Arrêté peu après, il est transféré à Yzeure, prison réputée la plus sécurisée d'Europe. Jusque-là, elle n'a eu à déplorer qu'une seule évasion...

Une traque spectaculaire

Quarante-huit heures après cette deuxième 'belle', la trace des deux évadés est retrouvée dans le Puy-de-Dôme, du côté de Saint-Éloy-les-Mines. Delaire et Lacote contraignent une automobiliste à les conduire à Clermont-Ferrand. Mais le réservoir de l'auto est presque vide. Ils jettent alors leur dévolu sur un couple de touristes pique-niquant sur une aire de repos, et disparaissent à nouveau... Pendant quatre mois, nul n'entend plus parler d'eux. Après coup, il apparaîtra que les deux fuyards ont été hébergés par une connaissance.Ce dernier les conduit chez une amie coiffeuse. Elle teint les cheveux des deux hommes, tombe amoureuse de Philippe Delaire, l'héberge un temps. Mais les meilleures choses ont une fin. Le 11 juillet, les deux évadés, véhiculés par Jean Lombardo, le frère de Christian, tombent sur un contrôle routier de routine, près de Roanne. Delaire et Lacote ouvrent le feu. Un gendarme, blessé, s'écroule. Un autre, pris en otage, couvre leur fuite. Une traque spectaculaire est déclenchée. Tous les axes routiers sont barrés, des centaines de gendarmes ratissent le terrain. En vain. Le trio a trouvé refuge dans une ferme isolée.

Le gendarme ligoté

Les fugitifs forcent ensuite un éleveur à les emmener. Delaire revêt un bleu de travail et prend place sur le tracteur à côté du paysan. Lacote, Lombardo et un otage se dissimulent dans le foin chargé sur la remorque. À 20 km/h, les fuyards franchissent ainsi, le plus tranquillement du monde, plusieurs barrages. Lorsque le gendarme Roland Pinsard, laissé ligoté dans la ferme, parvient à se libérer et à donner l'alerte, il est trop tard. Près de Lapalisse, les fuyards ont abandonné l'attelage et pris un taxi pour Vichy. Là encore, les gendarmes ont un train de retard. Les évadés et leur complice se sont fait déposer sur la place de la gare, mais la piste s'arrête là. Quelques jours plus tard, leur trace est retrouvée à Arlanc (où ils sont arrivés en car de Vichy), puis à Ambert. Là, le trio a volé une voiture. Elle est retrouvée, abandonnée, à Firminy, dans la Loire.

Il préfère se suicider

Les enquêteurs devront attendre deux mois avant de renouer le fil. Il les mènera en Belgique. Le 16 septembre 1989, la famille d'un directeur de banque est prise en otage par trois gangsters dans sa propre villa, pendant que le banquier doit ouvrir les coffres de l'établissement.

Mais l'opération échoue, et les truands se retrouvent coincés avec leurs otages. Le face-à-face dure près d'une semaine. Les deux filles du couple, âgées de dix et douze ans, sont finalement libérées contre une forte rançon . Les ravisseurs s'enfuient. Croyant avoir semé les policiers, ils relâchent la mère, leur dernier otage. Mais quelques heures plus tard, ils se retrouvent cernés dans leur planque. Les forces de l'ordre donnent l'assaut. L'un des truands se rend, un autre est grièvement blessé. Tous deux sont belges. Le troisième est retrouvé mort. C'est Philippe Delaire, qui a préféré se suicider plutôt que d'être repris. Le mois suivant, Alain Lacote et Jean Lombardo, ses complices de cavale, sont arrêtés à Lourdes. Le premier sera condamné à 15 ans de réclusion criminelle, le second à 8 ans. Méchant retour à la case prison !

# Posté le samedi 23 mai 2009 03:05

L'ENFER SUR TERRE EXISTE

A l'intention de nos gouvernements:

Je suis peut être à la limite du ridicule,plus jamais une telle horreur,merci.

# Posté le samedi 23 mai 2009 03:17

Elle veut Épouser le Tueur et Violeur en Série

Elle veut Épouser le Tueur et Violeur en Série
L'amour est aveugle, mais le mariage lui rend la vue.

Laurence, une Montluçonnaise de 38 ans, n'a connu Patrice Alègre, détenu à Moulins-Yzeure, que trois mois avant son arrestation. Elle ne l'a jamais revu depuis douze ans que le tueur et violeur en série purge sa perpétuité : « Mais je l'aime. Je vais l'épouser ».

Ce n'est pas de la fascination malsaine, « c'est de l'amour, juste de l'amour », assure Laurence, une Montluçonnaise de 38 ans. « Je sais que les gens peuvent avoir du mal à comprendre, mais l'amour, ça ne s'explique pas ». Pas plus qu'elle ne peut contrôler sa gaieté juvénile quand elle parle de Patrice Alègre : « Celui que moi je connais. Le "tueur en série", c'est son autre vie. Moi je connais Patrice, l'homme ».


Patrice Alègre a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie de vingt-deux ans de sûreté, pour cinq meurtres et six viols. Transféré il y a deux ans à la centrale de Moulins-Yzeure réservée aux longues peines, il a 41 ans cette année. Il sera sans doute sexagénaire lorsqu'il sortira. Sa fille de 19 ans, qu'il n'a pas vu grandir, ne lui sautera probablement pas dans les bras lorsque la porte blindée s'ouvrira. Mais Laurence sera là. « Je l'attendrai. Je sais que ce qu'il a fait, c'est horrible. Mais je dois être là ». Elle ne l'a pourtant connu que pendant trois mois avant son arrestation. « Ce n'était alors qu'un ami, mais je ne l'ai pas quitté malgré tout ». Ils se sont écrit. Et en maison centrale, les détenus peuvent téléphoner. « Il m'appelle tous les jours. Il m'envoie des cadeaux, me fait livrer des fleurs. Il est adorable avec moi, c'est l'homme de ma vie. Alors quand il m'a fait sa demande en mariage, je lui ai envoyé une bague de fiançailles ».

C'était il y a un mois. Fiancés alors qu'ils n'ont été que des copains pendant trois mois et qu'ils ne se sont pas revus depuis douze ans. « On me refuse un permis de visite, pourtant je n'ai jamais eu aucun problème avec la justice. Ne pas le voir, c'est une souffrance ».

Elle grimace mais retrouve aussitôt son sourire béat et son intonation juvénile. « C'est vrai, je suis comme une gamine de 15 ans qui aime à en mourir. Mais je veux qu'on vive tous les deux. Il a raté le début de sa vie, mais c'est un être humain, il a droit à une seconde chance. Alors je me battrai pour l'avoir, ce permis ». Quitte à se contenter, dans un premier temps, d'un permis exceptionnel. « Parce que personne ne nous empêchera de nous marier. C'est prévu pour fin septembre. Tant pis si je sais que quand il sortira on nous fermera plein d'autres portes au nez ».

À la centrale de Moulins ou dans une autre. Car Patrice Alègre veut changer de prison pour la septième fois.

Il voudrait être transféré à la centrale d'Ensisheim, entre Mulhouse et Colmar, près du nouveau domicile de la Montluçonnaise. Ensisheim où se trouve un autre ancien célèbre détenu de Moulins-Yzeure, Guy Georges, un autre tueur et violeur en série qui était aussi devenu l'homme idéal d'une femme qui ne l'a jamais connu qu'en prison.

# Posté le samedi 23 mai 2009 04:38